Journée d’étude ˚⊱ Waste is the space ⊰˚

Rejoignez-nous pour une journée d’étude sur les déchets et la toxicité dans le cadre de la trajectoire annuelle intitulée Communications d’autres mondes.

Communications d’autres mondes s’inscrit dans le cadre de la recherche sur les coexistences et communications inter-espèces qui, nous l’espérons, nous enseignerons des manières d’entrer en relation et de s’impliquer avec des modes et appareils technologiques différents de ceux qui endommagent les mondes.

Cette journée a pour but d’étudier les différentes manières dont la toxicité induite par l’homme imprègne les sols, la matière, les corps, les relations et ce à travers de multiples réalités spatio-temporelles. Si la toxicité tend à nous sembler invisible, elle n’en reste pas moins une force qui forge les espaces ainsi que les capacités, coexistences et futurités plus qu’humaines.

Inspiré·e·s par les appels techno-queer-féministes à développer des imaginaires et des pratiques radicales à partir de toxicités environnantes et englobantes, nous proposerons différents points d’attentions pour orienter la journée tels que : la longévité des déchets nucléaires comme point de départ pour développer des formes de penser et d’être avec un territoire toxique plutôt que contre lui, l’étude d’un espace toxique restreint comme méthode pour se saisir d’enjeux agissant à différentes échelles mêlant violences capitalistes et coloniales, des exercices spéculatifs de test de toxicité environnante, et peut-être plus encore.

Nous aurons trois intervenantes qui partageront leurs recherches et leurs pratiques profondément impliquées dans différentes formes de toxicité : Nerea Calvillo Gonzales, Cécile Massart et Olivia Joret.

Bios
Nerea Calvillo est une architecte et chercheuse espagnole qui étudie l’intersection entre l’architecture, la science et la technologie, ainsi que les féminismes, les politiques des ’new material’ et des écologies urbaines. Nerea est spécialisée dans la recherche sur la représentation visuelle de l’air dans l’atmosphère et est l’auteure du livre « Aeropolis, Queering Air in Toxicpolluted Worlds »
(https://en.wikipedia.org/wiki/Nerea_Calvillo)

Le travail de Cécile Massart se concentre sur la recherche d’un nouveau moyen de transmettre via un paysage la mémoire des sites de déchets radioactifs. Elle a développé un vocabulaire architectural pour identifier les sites de stockage lent : les marqueurs ou archi-sculptures. Elle pratique la gravure, la photographie, l’infographie, la vidéo, la sculpture et les installations, et crée des livres d’artiste.
(https://cecilemassart.com/)

Olivia Joret a étudié les arts visuels et la théorie critique contemporaine au Goldmiths College de Londres (Royaume-Uni) et la peinture à la Sint-Lucas Hogeschool de Bruxelles (Belgique). Elle a obtenu un Master of Arts à l’European Graduate School, Saas-Fee, CH et Valetta, MA. Dans son travail, elle cherche à élaborer une esthétique du gommage, un terme qui fait référence à la plasticité d’un (ré)accord entre ce qui pourrait être un hommage ou un dommage historique, en s’inspirant de l’esthétique de l’esprit de Bracha Ettinger et de la matérialité de la peinture.
(https://pact.egs.edu/student/olivia-joret/)

Participation + Réservation
La participation est gratuite.
La réservation est obligatoire car les places sont limitées.
Réservez en envoyant un courriel à : peter@constantvzw.org
La journée se déroulera de 10h00 à 18h00 avec plusieurs pauses au cours de la journée.
Un petit lunch sera fourni mais apportez également vos propres gourmandises afin de compléter la table collective.

Accessibilité
Entrée + toilettes + espace de réunion accessibles aux fauteuils roulants
Le stationnement dans la rue est généralement disponible, nous pouvons bloquer un parking si vous nous le faites savoir.

Langue
La langue de communication principale est l’anglais avec une contribution qui sera traduite en direct du français à l’anglais.

Image : Une photo du carnet de Marie Curie de la période 1904-1906. On y voit les empreintes digitales de Curie qui, au moment de leur analyse en 1985, étaient encore radioactives. Autour des empreintes digitales, il y a aussi des notes du chercheur Pierre Pellerin qui a analysé les multiples carnets. Ces notes indiquent les empreintes digitales par des flèches, la date de l’analyse et ce qui a été trouvé : du radium 226, l’isotope le plus stable du radium avec une demi-vie de 1 600 ans.


@ Constant studio

Jetsesesteenweg 388 Chaussée de Jette
1081 Koekelberg